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Film : visite du lycée

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Jean-Claude CARRIERE (écrivain, scénariste, parolier, metteur en scène)
fit un bref passage au lycée Voltaire

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Deux témoignages :
> «Je n'ai jamais eu vingt ans. J'ai eu dix-huit ans, je crois, et puis assez vite vingt-cinq. Mais à 20 ans, je travaillais tellement que je n'existais pas.»
Ces mots-là, Jean-Claude Carrière les a écrits pour La Croix. Qui pourrait croire que le jeune Jean-Claude, déjà écolier et lycéen brillantissime - «on m'a fait sauter deux ans, et je suis arrivé au bac à 16 ans», raconte-t-il -, était «un vrai voyou», comme il se catalogue ? C'était en 1947. Il fut même exclu du lycée Voltaire (dans le 11e) à Paris «pour violence» avant de faire sa première à Charlemagne (dans le 4e) et de redoubler sa philo, «parce que pas assez mûr, trop jeune. J'étais dans une période de grande dissipation», note-t-il.
[Source : La Croix]

> À la fin de mars 1945, à la Libération, sa famille quitte le village pour tenir un bistro à Montreuil-sous-bois, et des cousins emmènent le jeune Carrière en voiture (mode de transport qu'il n'aime guère aujourd'hui, lui préférant le métro ou le train). Le garçon termine l'année scolaire au lycée Voltaire. Voltaire, qui est-ce ? Le petit paysan mal dégrossi ignorait même, bons pères obligent, qu'il existât un écrivain de ce nom. Ce ne sera pas sa seule découverte. « Mes nouveaux copains, tous des Parisiens, après s'être réjouis de mon accent, me demandèrent si j'étais puceau, écrit-il dans Le vin bourru. Je répondis sincèrement : oui, je l'étais. [...] Ils m'emmenèrent alors dans le quartier des Halles et le rideau, enfin, se déchira, grâce à une dame assez maigre qui arpentait la rue du Cygne. » La visite aux professionnelles fut un passage obligé pour bien des jeunes gens, à l'époque d'avant la révolution sexuelle, et l'adolescent Jean-Claude Carrière n'y échappe pas. Petit garçon, perplexe, troublé, il avait rêvé sur l'album érotique 1900 que son grand-père avait constitué au cours de ses années militaires, et qu'il prêtait parfois à son petit-fils grandissant. Du coup, un érotisme coquin ou fantasmagorique, on l'a vu, court dans l'œuvre de Jean-Claude Carrière, que ce soit dans des poèmes légers, dans les fantasmes qui assaillent la bourgeoise Séverine dans le film Belle de jour, dans les dessins lestes qu'il exécute lui-même pour illustrer son recueil, Cent un limericks, ou les miniatures indiennes qui décorent sa chambre de manière suggestive. L'érotisme est du reste présent dans son décor quotidien, puisqu'il habite à Paris, non loin de la chaude place Pigalle, une ancienne maison de jeux qui faisait aussi bordel de luxe, en son temps fréquenté par Proust.
Revenu en homme de chez les dames, l'écolier entre au lycée Charlemagne, puis, en 1954, en khâgne, au lycée Lakanal, à Sceaux, non loin de Paris.
[Source : Marie-Andrée Lamontagne, sur Contact]

> Jean-Claude Carrière sur wikipedia.